
Le mot de « Weinhaus » évoque immanquablement les tavernes du Moyen Âge : c’est pourquoi cette jolie façade finement ciselée, qui rappelle l’architecture de l’Empire, peut induire en erreur. Le fait est qu’elle cache un bâtiment beaucoup plus ancien, puisqu’il s’agit de la dernière maison de maître-saunier qui nous soit parvenue. Érigée au XIIe siècle, celle-ci fut transformée en estaminet en 1648, année de la fin de la guerre de Trente Ans. C’est dire à quel point l’histoire est présente dans ses chaleureuses salles, qui n’ont pas dû beaucoup changer depuis l’époque de la monarchie. Ce n’est pas le cas de la cuisine, résolument contemporaine, qui par sa qualité et ses ingrédients évoque plus celle d’un restaurant gastronomique que celle d’une auberge de campagne. La carte est extrêmement variée, qui va des poissons de la région et de l’indétrônable escalope à la viennoise jusqu’au homard ou au foie gras. La carte des eaux-de-vie est impressionnante et celles des vins fait plus qu’honneur au nom de la maison.


