L’écotourisme ? La planète a tout à y gagner : c’est une façon différente de voyager, un bon moyen de contribuer au développement durable mais aussi de se ressourcer au plus près de la nature. Et en ce domaine, l’Autriche a une bonne longueur d’avance !
Vue sur Vienne de la colline Leopoldsberg
Une idée forte qui fait son chemin
Aux antipodes du « tourisme de masse » qui tend à dégrader les paysages et fait peser de lourdes menaces sur le renouvellement de nos ressources, l’écotourisme à l’autrichienne privilégie une approche responsable du voyage, plus respectueuse du
patrimoine naturel. En un mot : plus… soft ! L’enjeu est de taille : il en va de la survie économique des fermiers de haute montagne et du mieux-être des populations locales. Et pour les vacanciers, c’est l’assurance de (re)découvrir, été comme hiver, une nature intacte.
La préservation de la biodiversité
Si le concept d’écotourisme est relativement nouveau (il a émergé au début des années 1990), le respect de la nature est ancré depuis longtemps dans les mentalités. L’écologie n’est pas une activité marginale ni l’apanage de quelques militants : la loi, ici, définit la protection de l’environnement comme l’un des objectifs majeurs de l’État. De nombreux espaces naturels ont le statut de « parc national » ou celui de «
réserve de biosphère » – des sites exceptionnels dont on s’efforce de préserver au mieux la
biodiversité.
De multiples initiatives
En Autriche, le développement durable se pratique au quotidien : tri sélectif, recyclage des déchets, gestion de l’eau... D’ici 2020, la part des
énergies renouvelables dans la consommation devrait atteindre 34 %. Plusieurs vallées ont fait du développement durable leur mode de vie : on s’y chauffe aux copeaux de bois et aux panneaux solaires. Des stations de sports d’hiver ont mis en œuvre des solutions innovantes pour limiter notre impact sur l’environnement : elles jouent la carte de la
mobilité douce.
En accord avec la nature
Les hôteliers – ceux des régions alpines en particulier – sont de plus en plus sensibles à la question du respect des équilibres naturels. Beaucoup d’entre eux – les
bio-hotel et les natur-hotel par exemple – privilégient les matériaux de construction locaux et les produits du terroir, proposent à leurs hôtes des aliments bio et des
activités en harmonie avec la nature : des « sorties découverte », au calme, loin du stress, du bruit et de la pollution... Les plus exemplaires en la matière se voient décerner un
label.
Par Jean-Philippe Follet, auteur