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La mobilité douce

Marche dans les alpages, mini-bus à énergie solaire, vélo sur les berges du Danube… : pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, rien de tel que le slow travel. Prenez votre temps, levez le pied, imprégnez-vous des lieux : l’Autriche est le plus sûr chemin vers la (re)découverte de la nature !

Le Murtal en Styrie du Sud © Österreich Werbung / Homberger

Conseils

Inévitables les émissions de CO2 en avion ? Oui, mais Austrian et Air France font partie de ces transporteurs aériens qui s’emploient à les réduire et proposent aux passagers d’atténuer l’impact de leur vol sur l’environnement par une compensation carbone (www.climateaustria.at ou www.goodplanet.org): désormais, un calculateur permet à chacun de chiffrer son empreinte – environ 220 kg de CO2 pour un aller-retour Paris-Vienne. Les vols avec escale sont bien sûr les plus polluants : si l’on veut se rendre de Paris à Innsbruck ou à Salzbourg, il est plus éco-responsable et souvent tout aussi rapide d’atterrir à l’aéroport de Munich et de poursuivre en train. Par ailleurs, 550 km à peine séparent l’Alsace du Vorarlberg : il suffit donc d’une demi-journée de train et de deux petits changements (à Bâle et Zurich) pour se retrouver en douceur au cœur d’une nature intacte.
 

Sans voiture

Et une fois sur place ? La région du Pongau (Pays de Salzbourg) a mis au point un service d’éco-mobilité : les voyageurs qui arrivent par le train sont transférés… gratis de la gare à leur hôtel et vice versa. À Werfenweng, les hôteliers accordent des réductions sur le prix du séjour aux automobilistes qui font le choix de renoncer à circuler avec leur propre véhicule. Le village de Neukirchen, situé au cœur du parc des Hohe Tauern, se veut autofrei (« sans auto ») : on y circule en mini-bus ou en remontées mécaniques. À l’hôtel Chesa Valisa (Kleinwalsertal), les vacanciers sont invités à laisser leurs clés de voiture dans un « coffre-fort » à la réception. En échange, ils reçoivent à la fin de leur séjour… une tomme de fromage de la région !
 

Zéro carbone

Autre moyen pour se déplacer en douceur : le vélo, en ville comme à la campagne ! Le réseau compte à lui seul 10.000 km de pistes cyclables bien balisées et aménagées, pour beaucoup d’entre elles, le long des lacs et des rivières. La plus célèbre de toutes – le Donauradweg – longe le Danube d’une frontière à l’autre, entre Passau et Hainburg : 434 km en roue libre, sur les anciens chemins de halage. On peut également faire du vélo en toute sécurité et loin des gaz d’échappement sur le Kirschblütenradweg – le « chemin des fleurs de cerisiers » (Burgenland) – ou au milieu des pommiers sur le Feiststritztalradweg (Styrie), deux parcours interdits aux voitures. Cartes interactives des itinéraires cyclables sur www.radtouren.at.
 

Train ou bus ?

Avec 5.700 km de lignes, il est possible de rallier en train (www.oebb.at) la plupart des sites les plus enchanteurs – le lac de Hallstatt, les chutes de Krimml, l’abbaye d’Admont… – selon des horaires cadencés : il y a un train toutes les 15 min entre Vienne et Baden, un toutes les 30 min entre Bregenz et Bludenz. Les bus, performants eux aussi, effectuent plus de 52 millions de km par an. Et certaines régions sont particulièrement bien desservies : au Vorarlberg, 97 % de la population vit à moins de 1.500 m d’un arrêt de bus.
 

Par Jean-Philippe Follet, auteur