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Le Tyrol

Le long de 20 « Routes du plaisir » dans tout le Tyrol autrichien, le randonneur gastronome découvrira l’origine des produits typiques de la région.

Eté alpin au Tyrol  © Tirol Werbung / Laurin Moser

Des randonnées ponctuées de délices gastronomiques : les « Routes du plaisir »

Comment le foin des montagnes donne-il son goût si particulier à de succulents fromages "au lait de foin"? Comment se passe l’élevage du très caractéristique mouton du Tyrol oriental ? Le long de 20 « Routes du plaisir » dans tout le Tyrol autrichien, le randonneur gastronome découvrira l’origine des produits typiques de la région et pourra en faire la dégustation dans un environnement des plus bucoliques. A faire dans la journée, ces routes sont à explorer à pied ou à vélo.

Dans la vallée de Brandberg, près de Mayrhofen, le relief rend le fauchage parfois bien ardu. Agriculteur de montagne, Peter Heim progresse mètre par mètre avec sa faux sur ses prairies escarpées. Et il en sourit: c'est vrai, ce travail n'est pas toujours un plaisir. Mais c'est un mal nécessaire pour pouvoir réaliser un fromage au lait de foin du Zillertal d'excellente qualité. Dans leur découverte de la route des fromages, les visiteurs passent par les alpages du Brandbergertal pour suivre l'ensemble du processus de production: ils observeront l'agriculteur au travail, les vaches qui se régalent de plus de 50 types d'herbes différents, ils visiteront la fromagerie de Mayrhofen pour y découvrir la transformation du lait en fromage. Et naturellement, tout cela se termine en beauté par une dégustation de pur plaisir.

Une autre « route du plaisir » traverse la vallée de Villgratental et permet de se faire une idée de l'élevage et du cadre de vie du mouton du Tyrol oriental auprès d'un agriculteur, Josef Schett. Découverte qui se termine en toute beauté par un casse-croûte composé de produits du terroir soigneusement sélectionnés comme la saucisse d'agneau de Villgraten, le lard paysan, le fromage frais aux herbes, le "Käseboller" et le pain de la ferme.

D'autres produits du terroir sont à découvrir autour de différentes baies cultivées, autour du miel ou autour du délicieux « gâteau à la broche ».

Randonnée à vélo sur les traces des Romains

La Via Claudia Augusta, ancienne voie romaine, connait 2000 ans après sa création une belle renaissance. De nos jours, pas moins de 40 000 cyclistes et randonneurs empruntent chaque année ce parcours historique à travers le Tyrol et les Alpes qui fut jadis tracé pour l'armée romaine. Devenue l'un des itinéraires de randonnée à vélo les plus prisés d'Europe, cette route, long de 700 kilomètres, représente la manière la plus simple de traverser les Alpes du Nord au Sud. Elle démarre à Donauwörth, en Bavière, pour aboutir près de Venise ou dans la plaine du Po.

Tout a commencé en l'an 15 avant Jésus-Christ, lorsque le général romain Drusus l'Ancien entreprit la construction de la première véritable route à travers les Alpes à partir des sentiers des Celtes, des Rhètes et des Étrusques.  Cet immense ouvrage ne fut achevé que 60 ans après. Si la route facilitait grandement le ravitaillement militaire, elle créa aussi un lien entre les populations du bassin du Danube au Nord de l'Empire et celles de l'Adriatique et de la plaine du Po. Ainsi, la Via Claudia Augusta devint l'un des axes culturels centraux en Europe.

Aujourd’hui, les étapes tyroliennes sont pour les vététistes le temps fort de leur voyage. Car c'est au cœur des paysages époustouflants que l'on passe la crête principale des Alpes et que l'on peut se représenter le défi immense que représentait pour les Romains la construction de cette route et les difficultés auxquelles ils ont été confrontés.

En 2013, le long de cette voie impériale, la plongée dans l'époque romaine prend même des airs gastronomiques. Les étapes tyroliennes comptent pas moins de 28 établissements réunis sous la bannière de la Via Claudia Augusta pour proposer sur leurs cartes une cuisine régionale comme il y a 2000 ans. "Nous avons recréé ces plats sous la houlette de spécialistes", confie Christoph Tschaikner, de Via Claudia Augusta. "Les recettes originales de cette époque n'existent plus. Avec des historiens, nous nous sommes appuyés sur des descriptions originales pour redonner vie à cette cuisine historique." C'est ainsi que, à la fin d'une étape, le cycliste peut déguster une soupe d'orge comme il y a 2000 ans dans l'une des authentiques auberges tyroliennes.

Outre ces sensations culinaires authentiques, les vététistes bénéficieront en 2013 d’autres nouveautés facilitant le parcours. La route impériale s'est parée cette année de 1000 panneaux supplémentaires pour que le cycliste trouve toujours son chemin. D’autres agréments sont l’optimisation du service de transfert de retour, la mise à disposition d’un parc de VTT électriques et l’équipement en installations nécessaires pour recharger ces derniers par les 230 hébergeurs qui bordent la Via Claudia Augusta puis également la modification de quelques tronçons au niveau des cols alpins. www.tyrol.com