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La Mandling et le Fritzbach
Filzmoos se niche à 1057 mètres d’altitude, sur les contreforts de la chaîne montagneuse du Dachstein, qui culmine à plus de 3000 mètres.
Le Warme (chaud) Mandling prend sa source au pied du Bischofsmütze (2455 m) et après s’être un moment assagit en formant l’Almsee, dévale les pentes à travers prairies et forêts de conifères, arrose Filzmoos, s’engage ensuite dans une vallée étroite, pour aller se perdre dans le Stausee, un lac de barrage d’une demi-douzaine d’hectares. Il s’agit d’un petit torrent de montagne aux eaux indemnes de toute pollution, d’une largeur excédant rarement 7 à 8 mètres. La rivière coule en escalier avec une succession de zones torrentueuses, s’assagissant çà et là dans de petits pools, dont la profondeur n’excède jamais un mètre cinquante. Les fonds sont composés de roches claires, et de graviers plus ou moins fins.
Ces eaux froides sont peuplées de farios, d’arcs et d’ombles de fontaine, les trois espèces semblant être représentées en quantités équivalentes. Mais leurs habitats diffèrent sensiblement. Les arcs ont élu domicile dans les pools, tandis que les farios et les ombles colonisent plus volontiers les courants et les secteurs à cascades. Ces poissons, bien conformés, bénéficient d’une faune aquatique abondante mais peu variée. Lorsqu’on soulève les pierres, on trouve quantités de larves de grands plécoptères et d’heptagéniidés. Les trichoptères sont assez rares dans ces eaux glacées, surtout sur la partie supérieure du parcours.
Entre l’Almsee et la Stausee, le pêcheur à la mouche peut exercer son art sur près de 18 km du Warme Mandling. La pêche à l’aide de mouches bien fournies et flottant haut, construites à partir de matériaux hydrophobe (poils de cervidés, dubbing synthétique, foam) donne les meilleurs résultats sur les secteurs les plus agités. Les truites, opportunistes, s’emparent avec violence des mouches passant à leur portée mais ne se laissent pas toujours abuser au premier passage. Il convient de soigner la présentation, sans dragage, facilitée par le recours à une canne longue, une soie fine et un bas de ligne court. Sur les lisses, les poissons sont moins opportunistes et fuient rapidement à la vue du pêcheur. Il convient de soigner l’approche, tout en gardant un profil bas, si l’on veut espérer tromper les plus beaux poissons, qui dépassent 40 centimètres. Fin bas de ligne, petits culs de canard ou nymphes imitatives différemment lestées permettent tout de même de capturer de nombreux poissons. L’Almsee peuplé des mêmes espèces que le torrent avec en prime quelques ombres. Ce joli lac naturel permet quelques captures en nymphe à vue ou en sèche au coup du soir.
Le Kalte (froid) Mandling, tout comme son cousin moins frileux, se perd dans le Stausee après un parcours d’une dizaine de kilomètres, constitué d’une succession de chutes et de fosses ou pools. Sa pêche à la mouche réclame de bonnes qualités athlétiques car le passage d’un pool à l’autre peut nécessiter des talents d’alpiniste. Moyennant quoi, il abrite des truites musclées qui défendent leur peau chèrement une fois piquées. Il s’agit d’un parcours d’eaux rapides typique. Le moindre contre courant ou amorti concentrant la nourriture est susceptible d’abriter une truite aux aguets. Il convient d’y poser sa mouche et de se tenir prêt à contrer le premier rush d’un poisson tentant à tout prix de regagner les profondeurs du pools ou sa cache proche.
Le Stausee, qui reçoit les deux torrents décrits plus haut, est un petit lac d’une demi-douzaine d’hectares, aux eaux bleu turquoise. On y accède par un sentier pédestre qui longe le Warme Mandling. Cependant les 25 minutes de marches nécessaires pour y aller et surtout pour en revenir dissuadent bien des moucheurs d’aller y tenter leur chance. Il s’agit pourtant d’un excellent lac, riche en insectes et en nutriments apportés par les deux torrents, hébergeant une belle population de superbes truites arc-en-ciel, courtes et trapues, offrant un sport de tout premier ordre à celui qui est capable de poser une mouche à plus de 20 mètres de la rive.
Les rives de la partie moyenne sont boisées, ses fonds riches en insectes, profitent à une belle population d’arcs et de farios en excellente condition. Les truites que nous avons pu tromper nous ont offert une défense de tout premier ordre et nous avons enregistré quelques casses consécutives à des départs frénétiques, incontrôlables. Les farios sont postées à proximité des berges tandis que les arcs occupent les grosses veines d’eau du centre de la rivière et les pools les plus profonds, situés à l’aval des radiers ou des chutes. La largeur de la rivière permet de pêcher à deux, chacun prospectant sa berge. Il s’agit assurément, avec le Stausee, du parcours pouvant réserver les plus grosses surprises, les poissons de plus de 60 centimètres n’étant pas rares.
Renseignements pratiques
Situation géographique :
Filzmoos, à 70 km au Sud-Est de Salzbourg. Accès par la A 10 direction Villach, sortie. À 1061 km de Paris (par Munich et Salzbourg), 1001 km de Lyon (par Genève, Zurich, Bregenz, Innsbruck et Salzbourg), 1111 km de Nice (par Gènes, Milan, Bregenz, Innsbruck et Salzbourg).
Réglementation :
Pêche à la mouche uniquement avec hameçons sans ardillon. Tous les poissons doivent être relâchés vivants. Wading autorisé.
Hébergement :
La liste des logements est disponible à l'Office de Tourisme de Filzmoos ou à la Maison de l'Autriche à Paris.
Tourismusverband Filzmoos
A-5532 Filzmoos
Tel : 0043 6453 82 35, fax : 0043 6453 86 85
Email : info@filzmoos.org
Le Warme (chaud) Mandling prend sa source au pied du Bischofsmütze (2455 m) et après s’être un moment assagit en formant l’Almsee, dévale les pentes à travers prairies et forêts de conifères, arrose Filzmoos, s’engage ensuite dans une vallée étroite, pour aller se perdre dans le Stausee, un lac de barrage d’une demi-douzaine d’hectares. Il s’agit d’un petit torrent de montagne aux eaux indemnes de toute pollution, d’une largeur excédant rarement 7 à 8 mètres. La rivière coule en escalier avec une succession de zones torrentueuses, s’assagissant çà et là dans de petits pools, dont la profondeur n’excède jamais un mètre cinquante. Les fonds sont composés de roches claires, et de graviers plus ou moins fins.
Ces eaux froides sont peuplées de farios, d’arcs et d’ombles de fontaine, les trois espèces semblant être représentées en quantités équivalentes. Mais leurs habitats diffèrent sensiblement. Les arcs ont élu domicile dans les pools, tandis que les farios et les ombles colonisent plus volontiers les courants et les secteurs à cascades. Ces poissons, bien conformés, bénéficient d’une faune aquatique abondante mais peu variée. Lorsqu’on soulève les pierres, on trouve quantités de larves de grands plécoptères et d’heptagéniidés. Les trichoptères sont assez rares dans ces eaux glacées, surtout sur la partie supérieure du parcours.
Entre l’Almsee et la Stausee, le pêcheur à la mouche peut exercer son art sur près de 18 km du Warme Mandling. La pêche à l’aide de mouches bien fournies et flottant haut, construites à partir de matériaux hydrophobe (poils de cervidés, dubbing synthétique, foam) donne les meilleurs résultats sur les secteurs les plus agités. Les truites, opportunistes, s’emparent avec violence des mouches passant à leur portée mais ne se laissent pas toujours abuser au premier passage. Il convient de soigner la présentation, sans dragage, facilitée par le recours à une canne longue, une soie fine et un bas de ligne court. Sur les lisses, les poissons sont moins opportunistes et fuient rapidement à la vue du pêcheur. Il convient de soigner l’approche, tout en gardant un profil bas, si l’on veut espérer tromper les plus beaux poissons, qui dépassent 40 centimètres. Fin bas de ligne, petits culs de canard ou nymphes imitatives différemment lestées permettent tout de même de capturer de nombreux poissons. L’Almsee peuplé des mêmes espèces que le torrent avec en prime quelques ombres. Ce joli lac naturel permet quelques captures en nymphe à vue ou en sèche au coup du soir.
Le Kalte (froid) Mandling, tout comme son cousin moins frileux, se perd dans le Stausee après un parcours d’une dizaine de kilomètres, constitué d’une succession de chutes et de fosses ou pools. Sa pêche à la mouche réclame de bonnes qualités athlétiques car le passage d’un pool à l’autre peut nécessiter des talents d’alpiniste. Moyennant quoi, il abrite des truites musclées qui défendent leur peau chèrement une fois piquées. Il s’agit d’un parcours d’eaux rapides typique. Le moindre contre courant ou amorti concentrant la nourriture est susceptible d’abriter une truite aux aguets. Il convient d’y poser sa mouche et de se tenir prêt à contrer le premier rush d’un poisson tentant à tout prix de regagner les profondeurs du pools ou sa cache proche.
Le Stausee, qui reçoit les deux torrents décrits plus haut, est un petit lac d’une demi-douzaine d’hectares, aux eaux bleu turquoise. On y accède par un sentier pédestre qui longe le Warme Mandling. Cependant les 25 minutes de marches nécessaires pour y aller et surtout pour en revenir dissuadent bien des moucheurs d’aller y tenter leur chance. Il s’agit pourtant d’un excellent lac, riche en insectes et en nutriments apportés par les deux torrents, hébergeant une belle population de superbes truites arc-en-ciel, courtes et trapues, offrant un sport de tout premier ordre à celui qui est capable de poser une mouche à plus de 20 mètres de la rive.
Les rives de la partie moyenne sont boisées, ses fonds riches en insectes, profitent à une belle population d’arcs et de farios en excellente condition. Les truites que nous avons pu tromper nous ont offert une défense de tout premier ordre et nous avons enregistré quelques casses consécutives à des départs frénétiques, incontrôlables. Les farios sont postées à proximité des berges tandis que les arcs occupent les grosses veines d’eau du centre de la rivière et les pools les plus profonds, situés à l’aval des radiers ou des chutes. La largeur de la rivière permet de pêcher à deux, chacun prospectant sa berge. Il s’agit assurément, avec le Stausee, du parcours pouvant réserver les plus grosses surprises, les poissons de plus de 60 centimètres n’étant pas rares.
Renseignements pratiques
Situation géographique :
Filzmoos, à 70 km au Sud-Est de Salzbourg. Accès par la A 10 direction Villach, sortie. À 1061 km de Paris (par Munich et Salzbourg), 1001 km de Lyon (par Genève, Zurich, Bregenz, Innsbruck et Salzbourg), 1111 km de Nice (par Gènes, Milan, Bregenz, Innsbruck et Salzbourg).
Réglementation :
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Tel : 0043 6453 82 35, fax : 0043 6453 86 85
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